L'obtention d'une paix industrielle avec ses employés est pour Cédrico une condition incontournable pour convaincre ses créanciers et les institutions prêteuses d'appuyer sa relance. Et le temps presse. L'industriel du sciage a rendez-vous avec ses créanciers le 26 mars prochain.
Le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ), qui représente les employés de Causapscal, a entrepris un sprint de négociations avec l'employeur. Le conseiller syndical, Yves Guérette, précise que tous les efforts seront déployés pour parvenir à une entente.
La CSN est aussi en négociations pour les employés de l'usine de Price afin de tenter de conclure un contrat de travail à long terme avec l'employeur.
La centaine de travailleurs des usines de Causaspcal et de Price, sur lesquelles mise Cédrico dans son plan de restructuration,vont éventuellement être appelés à se prononcer sur les offres de l'entreprise.
Une question de salaires
À Causapscal comme à Price, la question des salaires est un des points majeurs qui n'est toujours pas réglé. D'ailleurs lorsque Cédrico s'est placé sous la protection des tribunaux, les travailleurs de Price étaient déjà en pleine négociation. Selon le conseil syndical de la CSN, Denis Pineault, la plupart des travailleurs tiennent à leur emploi. « Il reste maintenant à voir ce que l'employeur va proposer », précise le syndicaliste.
Des rencontres sont prévues avec la direction de Cédrico pour le début de la semaine prochaine. Si tout va rondement, les syndicats vont ensuite rencontrer les travailleurs pour leur faire part des offres patronales.
D'après un reportage de Nicole Blackburn