Plan Nord : le projet de route entre Fermont et Sept-Îles mobilise les élus

route-389 La route 389 est le seul lien routier entre Fermont et le reste du Québec.

Des élus et des gens d'affaires de Sept-Îles et de Port-Cartier veulent que le projet de lien routier entre les deux villes et Fermont soit inclus dans le Plan Nord. Ils souhaitent obtenir l'appui de l'ensemble de la Côte-Nord pour convaincre Québec d'aller de l'avant.

Les élus font valoir que cette nouvelle route permettrait aux entreprises de la région d'économiser près de six heures de transport.

Ils ajoutent que Port-Cartier, Sept-Îles et Fermont sont déjà liées économiquement, notamment en raison des activités minières d'Arcelor Mittal dans le cas de Port-Cartier et de Consolidated Thompson pour Sept-Îles.

Pour le président de Développement économique Sept-Îles, Luc Dion, il est maintenant temps qu'un lien routier s'ajoute aux liens ferroviaires et aéroportuaires qui unissent présentement Port-Cartier et Sept-Îles à Fermont.

Le directeur général de l'entreprise Équipements nordiques, Michel Lessard, abonde dans le même sens. Il explique que les entreprises doivent effectuer un détour par Baie-Comeau pour le transport des marchandises ou de l'équipement ce qui les rend moins concurrentielles.

Un projet remodelé

La construction de cette route est un vieux rêve pour les élus et les entreprises de la région de Sept-Îles. Longtemps, les élus de Sept-Îles ont fait la promotion d'un tracé qui unirait la route de la centrale hydroélectrique SM-3 au relais Gabriel, sur la route 389.

Ils prônent maintenant pour un tracé qui passerait par Port-Cartier. Le maire de Sept-Îles, Serge Lévesque, explique que l'implantation d'un parc national dans la réserve faunique Sept-Îles entraînera l'aménagement d'une route qui devrait englober une grande partie du trajet vers Fermont.

Le projet a été présenté à la Commission régionale des transports. Avec l'appui de l'ensemble de la Côte-Nord, Sept-Îles pense être en mesure de faire valoir son projet auprès du gouvernement. « On va laisser la Commission faire ses devoirs, on aura l'occasion d'en rediscuter au prochain conseil d'administration de la Conférence régionale des élus et on va certainement suivre le dossier avec grand intérêt », commente le maire.

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