Nouvelle vague de compressions à Hydro-Québec

Des équipes d'Hydro-Québec sont à l'oeuvre. Des équipes d'Hydro-Québec sont à l'oeuvre.

La société d'État Hydro-Québec supprime tous ses postes d'agents de service. Au total, 208 personnes perdront leur emploi à partir du 17 février prochain. Ces compressions touchent 170 emplois permanents et une quarantaine, des d'emplois temporaires.

Après avoir aboli 25 % des emplois de son département de ressources humaines, Hydro-Québec continue son régime minceur.

La société d'État répond ainsi à la demande du gouvernement du Québec, qui lui impose, dans son dernier budget, une réduction de ses dépenses et une amélioration de sa productivité.

Réorganisation

Hydro-Québec embauchera cependant 64 « agents relevé-terrain », un poste nouvellement créé.

Selon le porte-parole, Louis-Olivier Batty, « il s'agit d'un ajustement organisationnel dans le but d'optimiser nos façons de faire au bénéfice de nos clients ».

M Batty explique que ces nouveaux agents seront plus spécialisés que les agents de service, qui eux, étaient « multitâches ».

Le porte-parole d'Hydro-Québec indique qu'il y aura aussi des postes de techniciens qui seront créés pour traiter l'information collectée sur le terrain par ces nouveaux agents spécialisés.

Au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie

Huit agents de services, actuellement répartis à Gaspé, Rimouski et Rivière-du-Loup sont touchés par les suppressions de postes. Avec la création de quatre nouveaux postes d'agents relevé-terrain, la perte nette pour les deux régions sera de quatre emplois. Personne ne perd son emploi sur la Côte-Nord.

Les agents de service pourront se porter candidat pour occuper un des nouveaux postes, mais cela ne permettra pas à tous de recouvrer un emploi.

Hydro-Québec s'engage à offrir d'autres possibilités d'emploi aux personnes touchées ou à faciliter leur retraite. Dans l'ensemble, affirme Louis-Olivier Batty, il n'y aura aucun emploi perdu.

Le conseiller syndical au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Yannick Proulx en doute fortement. Il rappelle qu'il existe des mécanismes de supplantation pour les employés permanents, mais qu'au final quelqu'un se retrouvera en chômage. « Les employés permanents, explique M. Proulx, ont une sécurité d'emploi donc on va travailler à les relocaliser, mais en les relocalisant, il faut bien comprendre qu'on va déplacer, par effet domino, d'autres personnes ».

Ces pertes d'emplois s'ajoutent aux centaines de postes qui ont été supprimés dans l'ensemble du Québec depuis deux ans par la société d'État.

Hydro-Québec se refuse à parler de désengagement en région. La société affirme que sa présence en région est toujours importante. Le porte-parole de la société d'État, Louis-Olivier Batty, refuse cependant de confirmer que la direction régionale du Bas-Saint-Laurent sera maintenue.

D'après le reportage de Guillaume Dumont

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