Gaspésie : Cédrico prévoit vendre ses usines de Lac-au-Saumon et de la Martre

Cedrico-la-Martre L'usine Cédrico de La Martre

Le plan de relance de Bois d'oeuvre Cédrico prévoit le sauvetage de seulement deux de ses quatre usines de sciage dans la région.

Cédrico mise sur son usine de Causapscal, le coeur de son activité de sciage pour se remettre en selle. C'est d'ailleurs dans la Matapédia que l'entreprise conserverait un seul contrat d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF).

Le président Denis Bérubé souhaite aussi conserver les installations de Price. C'est là où Cédrico a vu le jour en 1977. « Je crois que M. Bérubé a un sentiment personnel pour Price », confirme Laurent Emond, un membre du comité d'appui et d'aide à Bois d'oeuvre Cédrico.

L'entreprise prévoit sacrifier les usines de Lac-au-Saumon et de la Martre. Cédrico espère que leur vente permettra d'engranger 3 millions de dollars. Le CAAF de l'usine de La Martre a d'ailleurs déjà été promis à la firme Atlantic Fiber Resources pour son projet de Chandler.

Causapscal et Price

Selon le scénario proposé, Causapscal hériterait du sciage avec un volume global de 287 000 mètres cubes de bois. Price conserverait le siège social, le rabotage et le séchage du bois. Cette restructuration permettrait de conserver plus de 300 emplois dans la Mitis et la Matapédia.

Le maire de Causpascal, Mario Côté, lui aussi membre du comité, soutient que l'usine de Causapscal doit rouvrir au printemps. À défaut, ajoute le maire, il faudra « un plan B, pour redonner le CAAF à une autre usine ».

Désolation à Lac-au-Saumon

Le plan de restructuration de Cédrico est très mal accueilli à Lac-au-Saumon. Le maire, Michel Chevarie, se désole de la mise en vente de l'usine du village.

Cédrico avait pourtant délaissé le sciage de planches pour la production de bûches énergétiques. Mais le virage s'était révélé insuffisant pour redresser la barre.

Le maire Chevarie espère maintenant qu'un repreneur, quel que soit son domaine d'activités, pourra redonner espoir à sa population.

En attente d'un plan de sauvetage

Entre-temps, Québec cherche toujours une façon de venir en aide à l'entreprise sans contrevenir à l'entente sur le bois d'oeuvre avec les Américains.

De plus, les sociétés d'aide au développement des collectivités (SADC) et les centres locaux de développement (CLD) des deux MRC cherchent une solution pour financer le plan de sauvetage. « Avec le milieu, on travaille pour trouver des moyens de financement », confirme Laurent Émond.

Le temps presse pour Cédrico. La cour lui a accordé jusqu'au 26 mars pour s'entendre avec ses créanciers. Tous souhaitent une reprise des activités en forêt en mai pour rouvrir les usines en juin.

Denis Bérubé refuse toujours de commenter la situation.

D'après un reportage de Nicole Blackburn

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