Forage du pétrole dans la région de Gaspé
Une pétition de plus de 500 noms est maintenant en ligne sur le site de l'Assemblée nationale pour demander à Québec un moratoire sur la fracturation hydraulique dans le secteur pétrolier.
Le comité de citoyens Ensemble pour l'avenir durable du Grand Gaspé veut ainsi empêcher la compagnie Pétrolia d'utiliser cette technique.
Le comité affirme qu'il peut compter sur l'appui du Parti québécois et de Québec solidaire qui exigeront, eux aussi, que le gouvernement impose un moratoire sur la fracturation hydraulique. Actuellement, cette méthode controversée, utilisée pour l'exploitation du gaz de schiste, reste méconnue pour dans l'exploitation pétrolière.
Une possibilité
Selon Pétrolia, qui envisage de recourir à cette technique pour exploiter ses deux puits du Grand Gaspé, les impacts de la fracturation hydraulique seraient moins élevés pour le pétrole que pour le gaz de schiste, puisque les produits chimiques seraient injectés avec moins de pression.
Alain Gallant du comité Ensemble pour l'avenir durable du Grand Gaspé n'est pas rassuré. « Quand on fracture la roche et qu'on injecte des produits chimiques dans le sol, c'est connu, il y a de 40 %, jusqu'à 70 %, de ces produits qui vont demeurer dans le sol. Alors où ça va aller avec le temps? Ça peut prendre la baie de Gaspé », croit M. Gallant.
Toutefois, Pétrolia est loin d'avoir décidé d'aller de l'avant avec la fracturation hydraulique.
La compagnie attend les résultats d'une étude de l'Institut national de recherche scientifique pour savoir si les forages ont un impact sur la nappe phréatique.
Elle devra aussi obtenir l'autorisation du ministère de l'Environnement et, pour ce faire, tenir des consultations publiques pour démontrer si cette méthode est acceptée ou non par la population.