Un navire de la Garde côtière canadienne (archives)
De passage aux Îles de la Madeleine, le Commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, ne s'est pas prononcé sur la menace de fermeture des Centres de recherche et sauvetage de Québec et de St-John's à Terre-Neuve.
Le gouvernement conservateur a décidé de centraliser les opérations de sauvetage depuis Halifax ou Trenton, en Ontario, à compter du printemps 2012. Cette décision inquiète plusieurs résidants des Îles, puisque les nouveaux employés ne connaîtraient pas aussi bien le terrain et pourraient ne pas maîtriser parfaitement le français.
« La couleur de la langue de chaque petit patelin en Gaspésie, aux Îles ou sur la Côte-Nord, les gens d'ailleurs ils ne comprennent pas ça », estime le pêcheur gaspésien Réginald Cotton, en parlant des employés d'Halifax et Trenton.
Le commissaire Graham Fraser a toutefois confirmé que sa priorité était les droits linguistiques des pêcheurs dans ce débat. Il n'a toutefois pas voulu dire s'il interviendrait pour empêcher la fermeture des centres. « On a le souci que les droits linguistiques des pêcheurs soient respectés, dit-il. Je ne peux pas aller plus loin que ça. » Cependant, il dit ne pas vouloir attendre qu'il y ait un incident pour « faire enquête ».
La connaissance particulière des côtes, des zones de pêche et des villages joue aussi en faveur du maintien des opérations à Québec et à St-John's.
Terre-Neuve demande d'ailleurs le maintien de son centre d'urgence de St-John's, puisque les agents de Halifax ne connaissent pas les côtes et falaises du Québec.
Par ailleurs, la Fédération canadienne des municipalités et les villes de Gaspé et des Îles de la Madeleine ont pris position contre la fermeture de ces centres.