Côte-Nord : conciliation difficile pour la protection du territoire du Plan Nord

Le Plan Nord critiqué

La première consultation publique sur la protection du patrimoine naturel du Nord québécois, qui s'est tenue lundi soir à Baie-Comeau, a mis en évidence qu'il sera difficile de concilier les intérêts économiques et écologiques.

Le gouvernement Charest s'engage à soustraire 50% du territoire du Plan Nord aux activités industrielles. Cet objectif est bien perçu du public. Cependant, la capacité du gouvernement à faire les meilleurs choix écologiques a été mise en doute, puisque le territoire à étudier est deux fois plus grand que la France et que le ministère responsable est l'un des plus petits de l'appareil gouvernemental.

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Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, a pu mesurer la complexité de l'arbitrage à venir, lorsqu'un militant écologiste a suggéré de protéger une bande riveraine de 70 kilomètres sur l'ensemble de la Côte-Nord. « Je trouve que c'est un concept extrêmement intéressant, a répondu le ministre Pierre Arcand. C'est quelque chose qui peut très bien s'inscrire dans le 50%. »

Le représentant de la FTQ, Bertrand Méthot, n'a pas autant été charmé par la proposition. « Ça voudrait dire qu'on ne permettrait pas aux travailleurs de venir travailler près de leurs familles, dit-il. Ça fait des décennies qu'ils sont obligés de s'expatrier pour aller travailler au nord. Soyons prudents avant d'établir une zone à aire protégée. »

Plusieurs s'inquiètent aussi du fait que l'exploration minière sera permise dans les zones protégées et que le statut de ces réserves sera révocable.

Le ministre Arcand et son équipe ont également essuyé de vives critiques sur la divulgation du calendrier des consultations, seulement 4 jours d'avance.

Huit séances de consultation sont prévues avant le dépôt d'une loi-cadre plus tard cet automne.

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