Réduction des services de l'assurance-emploi dans l'Est du Québec

Service Canada

Le traitement des demandes de chômage aux bureaux de Service Canada devra dorénavant se faire dans les grands centres. Il ne se fera plus aucun traitement de demandes localement, ce qui entraînera la perte de dizaine d'emplois.

Le syndicat de l'Emploi et de l'Immigration, qui représente les employés de Service Canada, avait d'abord annoncé la fermeture des bureaux locaux.

Or, les bureaux demeureront ouverts, mais ils n'offriront plus le traitement des données pour l'assurance-emploi. Les bureaux de Rimouski et New Richmond sont affectés par cette décision du gouvernement.

Perte d'emplois dans la région

Selon le syndicat, 70 postes de fonctionnaires seront supprimés. Cette mesure sera effectuée de façon progressive d'ici trois ans, au fil des départs et des mises à la retraite.

Le gouvernement conservateur veut notamment restructurer la façon de dispenser les services en utilisant Internet. Le traitement des demandes à l'assurance-emploi se fera dans six nouveaux centres de Service Canada au Québec.

Pour la présidente nationale du Syndicat de l'Emploi et de l'Immigration, Jeannette Meunier-McKay, il s'agit d'une fermeture insidieuse. Elle s'attend à une réduction considérable des services pour les chômeurs. « Ce sont des fonctions de traitement qui vont disparaître dans les bureaux locaux, explique-t-elle. On se demande qu'elle qualité de services cela va faire pour les chômeurs. »

La présidente d'Action Chômage Haute-Côte-Nord, Line Sirois, est révoltée par la fermeture projetée des bureaux locaux. Elle craint que l'absence d'agents sur le territoire soit préjudiciable aux demandeurs d'assurance-emploi dont la situation requiert un traitement particulier.

L'utilisation d'Internet comme mode de communication entre les chômeurs et les services de l'assurance-emploi est jugée ridicule en raison, notamment, du risque d'erreurs et de l'accès parfois limité.

« Beaucoup de personnes ne sont pas à l'aise avec Internet. » — La présidente d'Action Chômage Haute-Côte-Nord, Line Sirois

Action Chômage Haute-Côte-Nord compte faire campagne pour forcer le gouvernement conservateur à faire marche arrière.

Les députés de l'Est réagissent

Le député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin, déplore la décision de Service Canada. « On élimine les services de proximité, qui permettent d'aider les gens et d'avoir un contact privilégié, lance-t-il. C'est une volonté de centralisation qui ne convient pas aux régions et qui est inadaptée. C'est un mauvais choix. »

Il a interpellé la ministre Diane Finley pour obtenir une rencontre dès la rentrée parlementaire.

Par ailleurs, le député de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, affirme que cette décision aura un impact direct sur l'économie régionale. « On doit protéger les emplois en région, dit-il. On ne peut pas se permettre que ces emplois-là soient perdus. L'impact sera assez extrême. Ça ne fait aucun bon sens. »

Parmi les six bureaux régionaux de Service Canada au Québec, un aura pignon sur rue à Thetford Mines, alors que la ville est deux fois moins populeuse que Rimouski.

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