Siège social de Cedrico à Price
Les acteurs politiques, économiques et industriels de la Vallée de la Matapédia demandent une intervention d'urgence du gouvernement du Québec pour assurer la relance de Bois d'oeuvre Cedrico.
Une quinzaine d'élus et de dirigeants d'entreprises se sont réunis à la même table pour sonner l'alarme. La fermeture des trois usines de Cedrico et l'arrêt des travaux sylvicoles et d'abattage compromettent 560 emplois et une masse salariale de 20 millions de dollars par année.
La députée de Matapédia, Danielle Doyer estime qu'il y a urgence. « Non seulement pour le groupe Cedrico, mais pour leurs partenaires aussi, c'est crucial. On ne peut se permettre de perdre ce joueur majeur dans l'économie de l'Est du Québec. »
Coup dur à l'économie
Dès septembre, les trois usines du groupe Cedrico cesseront leurs activités. Plusieurs travailleurs n'auront pu se qualifier à l'assurance-emploi, ce qui portera un dur coup à l'économie régionale selon le maire de Price, Laurent Émond. « L'usine de sciage est fermée depuis belle lurette, parce que c'est mort de ce côté-là. On avait la deuxième transformation qui va fermer d'ici deux à trois semaines. C'est beaucoup d'emplois. Les gens ont déjà commencé à quitter la région, à trouver de l'emploi ailleurs. »
L'exode des jeunes se fait déjà sentir dans la région. La députée de Matapédia craint le pire. « Le Plan Nord, tant mieux si ça peut vous occuper, mais il y a aussi le Plan Sud. Dans le fond, on dit qu'on veut un Plan Sud. »
Le président de la Société d'exploitation des ressources de la Vallée, Daniel Bélanger espère que leur cri soit entendu. « Parce que s'il ne l'est pas, un moment donné, la foresterie on va oublier ça », ajoute-t-il.
Sans l'intervention du gouvernement, la survie de Bois d'oeuvre Cedrico pourrait être menacée, un an avant le trente-cinquième anniversaire de l'entreprise.