Gaspésie-Les Îles : l'aide aux démunis manque de moyens

Les organismes d'aide alimentaire de la Gaspésie et des Îles dénoncent la précarité de leurs finances.

La Table de concertation en sécurité alimentaire Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, qui représente une dizaine d'organisations, demande un financement supplémentaire de 940 000 $.

Banque-alimentaire Une banque alimentaire

De plus, sans une aide financière d'urgence, les responsables des services d'aide alimentaire de la région craignent le pire.

Déjà, la Source alimentaire Bonavignon annonçait cette semaine qu'elle cessait ses activités pour l'été. Il lui manque 15 000 $. Plus tôt, au printemps, le centre Partagence de Sainte-Anne-des-Monts faisait part de ses craintes de devoir mettre la clé sous la porte.

Ces difficultés surviennent à un moment où la pauvreté s'accroît et devient polymorphe, selon Charlotte Pouliot, présidente de la table de concertation. « C'est de plus en plus criant. On remarque maintenant qu'on a plus de personnes âgées qui demandent de l'aide, on a des personnes en attente de chômage, on a plus d'étudiants et ce qu'on voit cette année, c'est qu'on a 1 % de personnes qui sont des travailleurs - travailleuses autonomes », raconte Mme Pouliot.

Au cours des derniers mois, l'Accueil Blanche-Goulet de Gaspé a dû ouvrir 20 nouveaux dossiers. Mensuellement, l'organisme vient en aide à 80 familles, un triste record d'affluence pour cet organisme.

Christiane Paquet de la Direction de la santé publique, n'est pas étonnée. Elle cite le prix des denrées en augmentation constante, le coût de l'énergie qui explose et le prix du carburant qui atteint des sommets. « Ça devient de plus en plus difficile de satisfaire les besoins fondamentaux », poursuit Mme Paquet.

De plus, en Gaspésie, le taux de chômage et le nombre de prestataires de l'aide sociale demeurent plus élevés que la moyenne provinciale.

L'an dernier, l'Agence de la santé et des services sociaux de même que la Conférence régionale des élus (CRE) ont pu verser une aide d'urgence de 150 000 $ à la Table de concertation en sécurité alimentaire. Cette année, rien n'est certain. La CRE confirme que le dossier est toujours à l'étude. De son côté, l'Agence de la santé nous informe que les perspectives de financement sont plutôt minces compte tenu du contexte budgétaire actuel.

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