Le gouvernement du Québec souhaite étendre son réseau d'aires protégées à 12 % du territoire d'ici 2015.
(archives)
Le ministre de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, a confirmé mercredi l'intention de son gouvernement de créer de nouvelles aires protégées. Ces dernières seront notamment aménagées dans l'estuaire du Saint-Laurent et dans le Nord québécois. Le réseau d'aires protégées au centre de la péninsule d'Ungava ainsi que la protection d'écosystèmes aquatiques et de grands écosystèmes seront étendus.
Le gouvernement a aussi pris l'engagement de délimiter en aires marines protégées une proportion de 10 % de la superficie de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Le ministre Arcand s'est engagé à délimiter les aires marines protégées d'ici la fin de l'année. Le statut du vaste gisement d'hydrocarbure Old Harry, dans le golfe, convoité par les pétrolières, reste toutefois à définir.
Sur la Côte-Nord, le ministère de l'Environnement et Développement durable prolonge de six ans la protection de différents territoires désignés, dont la rivière Moisie, les monts Groulx et la côte d'Harrington Harbour.
Les territoires qui obtiennent ce statut légal sont mis en réserve et leurs ressources sont soustraites à l'exploitation industrielle. Des lieux uniques, commente Christiane Bernard, chef de service des aires protégées au ministère du Développement durable. « Ces territoires possèdent un grand intérêt écologique et comprennent à la fois des éléments communs de la biodiversité et des éléments rares et exceptionnels », poursuit Mme Dubé.
Au total trois réserves aquatiques et 14 réserves de biodiversité sont mises en réserves, ce qui porte à 8 % le territoire nord-côtier soustrait à tout développement.