Grandes marées
Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a finalement décidé de bonifier le programme d'aide aux sinistrés des grandes marées et des inondations survenues en décembre dernier dans l'Est du Québec.
Le programme touchera les régions de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord.
En vertu de cette bonification, le montant maximum de l'aide pour les résidences principales passe de 100 000 $ à 150 000 $ et sera calculé sur la valeur de remplacement plutôt que sur la valeur de l'évaluation municipale.
Québec paiera aussi jusqu'à concurrence de 10 000 $ les frais de démolition et d'enfouissement des débris.
L'aide est aussi améliorée pour les entreprises et les petits commerces. Les contributions municipales sont aussi abaissées pour réparer les infrastructures municipales touchées par les tempêtes.
Des réactions positives
Le député libéral de la circonscription de Gaspé, Georges Mamelonet, s'est dit satisfait de cette annonce. Il estime que le gouvernement se devait de répondre aux demandes régionales.
La décision de Québec est également bien accueillie par le coordonnateur des mesures d'urgence de la municipalité de Sainte-Flavie, Jean-François Fortin.
De son côté, le maire de Gaspé, François Roussy, réserve ses commentaires pour lundi. Rappelons que M. Roussy avait fait une sortie contre le ministre de la Sécurité publique à la fin du mois de janvier.
Damien Ruest, maire de Sainte-Flavie
Pour Damien Ruest, le maire de Sainte-Flavie, l'annonce de Québec constitue une bonne nouvelle que tous attendaient. « Je suis content, c'est positif! Je pense que ça va être positif pour bien du monde », affirme-t-il. Rappelons que Sainte-Flavie a été une des municipalités du Bas-Saint-Laurent les plus touchées par les grandes marées du 6 décembre.
Le maire de Sainte-Luce, Gaston Gaudreault, partage le même avis que son collègue de Sainte-Flavie. « Je pense qu'à matin, on a quand même fait un pas important pour les sinistrés, qui y ont droit. Ça va quand même les sécuriser », dit M. Gaudreault.
De son côté, le député péquiste de la circonscription de Rimouski, Irvin Pelletier, appelle le gouvernement à une action rapide.
Des problèmes subsistent
Pour les élus des municipalités touchées, il reste maintenant à régler certains problèmes à long terme, principalement l'aide à l'enrochement. « Là-dessus, on n'a pas de réponse à matin. C'est dans trois semaines qu'on devrait avoir des réponses », faire remarquer Gaston Gaudreault.