Une infirmière au travail (archives)
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PC/Chantal Poirier
Le centre de santé et de services sociaux de Manicouagan s'achemine vers un autre déficit budgétaire, qui devrait avoisiner les 700 000 $.
Le recours aux agences privées pour pallier la pénurie d'infirmières coûte toujours plus cher. À elles seules, les agences privées d'infirmières ont coûté plus de 1 million de dollars cette année.
« En fait, on manque de plus en plus d'infirmières. Et souvent, on a plus de départs que de recrutement », indique le directeur général du centre de santé, Daniel Côté.
La direction de l'établissement et le syndicat des infirmières cherchent une solution. On pense notamment à la création d'un plus grand nombre de postes à temps plein, ce qui faciliterait le recrutement. Toutefois, l'organisation du travail s'en trouverait compliquée.
« Oui, on peut donner du temps plein à tout le monde, et tout le monde va travailler majoritairement la semaine. Mais il faut voir comment on peut organiser ça pour combler nos besoins de fin de semaine », dit M. Côté.
L'établissement avait un projet pour diminuer ses besoins en soins infirmiers, mais il a dû le retarder.
Le centre de santé et de services sociaux de Manicouagan prévoyait regrouper deux unités de soins en 2010, soit la pédiatrie et le centre mère-enfant, ce qui, selon la direction, aurait éliminé 10 postes d'infirmières à temps plein. Toutefois, le projet ne s'est toujours pas concrétisé, en raison de nouvelles normes.
« Il faut vraiment être dans les règles de l'art en terme de prévention des infections. Donc, ça a occasionné du retard avant d'avoir le feu vert des spécialistes, tant de l'agence de la santé que du ministère », précise Daniel Côté.