La police municipale est là pour rester à court terme, dit Jean D'Amour

Gyrophare (archives)

Le député Jean D'Amour estime que le transfert de la desserte policière de la Ville de Rivière-du-Loup à la Sûreté du Québec (SQ) n'est pas envisageable à court terme.

C'est ce qui ressort de la rencontre exploratoire à laquelle il a participé avec le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, et le maire, Michel Morin.

Au terme de cette rencontre, le ministre Dutil estime avoir encore besoin de temps pour compléter l'évaluation de la réforme policière mise en place il y a 10 ans. Rappelons que Rivière-du-Loup est la seule ville du Bas-Saint-Laurent à avoir conservé son corps de police dans le cadre de cette réforme.

Jean D'Amour indique que les parties ont convenu de se revoir dans quelques mois.

« D'ici l'automne, il n'y a pas grand-chose qui va changer. Les choses vont évoluer, les discussions vont se maintenir et puis on va être aux aguets. Cependant, il n'y aura pas de décision catégorique » — Jean D'Amour, député libéral de la circonscription de Rivière-du-Loup

À Rivière-du-Loup, le coût du service de police équivaut à 40 ¢ du 100 $ d'évaluation, soit pratiquement le double du coût de la SQ. Pour la troisième fois, la Ville étudie sérieusement la possibilité de transférer la desserte policière.

Selon Jean D'Amour, il faut cependant évaluer la qualité du service que la SQ pourrait offrir.

« Oui, il faut parler de fiscalité et puis il faut parler de coûts, mais en même temps, il faut parler du service et la Ville de Rivière-du-Loup a cette volonté-là d'un service de proximité. Reste à savoir si la Sûreté du Québec est en mesure de fournir ce service-là » — Jean D'Amour

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