Le projet de mine d'apatite se précise

Apatite Apatite   © http://www.metaphysicalrealm1.com/apatite1.html

La Société générale de financement et la compagnie norvégienne Yara International ont déposé au gouvernement du Québec leur avis de projet d'exploitation d'une mine d'apatite située à une quinzaine de kilomètres du centre-ville de Sept-Îles.

En vertu de ce projet, on prévoit l'extraction de 8 millions de tonnes de roc par année pour produire un million de tonnes d'apatite, qui seraient transformées en engrais aux installations de Yara, en Norvège. Il s'agit d'un projet évalué à 500 millions de dollars.

S'il se concrétise, les résidents de Sept-Îles devront tolérer la présence d'une mine à ciel ouvert près du centre-ville. Sa dimension serait de deux kilomètres de longueur par un demi-kilomètre de largeur et d'une centaine de mètres de profondeur.

On prévoit aussi la construction d'une usine d'extraction et d'un parc de résidus qui stockerait 7 millions de tonnes de roc par année. Au fur et à mesure de l'exploitation, le parc à résidus serait revégétalisé, mais la fosse, elle, demeurerait.

« Si le projet va de l'avant, le site ne sera jamais rempli. Il va rester à ciel ouvert et là, l'eau va s'accumuler au fil du temps pour qu'il redevienne comme un lac un peu artificiel », explique le porte-parole de Mines Arnaud, Alain Madgin.

Pour l'aménagement de la mine, il faudra aussi déplacer le chemin de fer Arnaud de Cliffs Natural Ressources et une ligne de transport d'Hydro-Québec. « C'est sûr que la mine pose des défis techniques intéressants, qui engagent aussi des coûts importants. C'est pour ça que l'étude de faisabilité est très, très importante à ce moment-ci. Vous savez, le site de la mine, il n'y a personne qui a décidé que c'est là que l'apatite était située », dit M. Madgin.

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