Résidus forestiers (archives)
Québec renouvelle son soutien de 500 000 $ au Centre d'expérimentation et de développement en forêt boréale de Baie-Comeau (CEDFOB). Le Centre collégial de transfert technologique assure ainsi son fonctionnement pour les cinq prochaines années et souhaite profiter de l'assouplissement des règles de récolte forestière pour favoriser l'utilisation de la biomasse.
Depuis juin 2010, les entreprises forestières de la Côte-Nord peuvent laisser plus de bois sur les parterres de coupes. En échange, ils doivent rapidement trouver des débouchés et des utilisations pour cette biomasse.
Le directeur général du CEDFOB, Robert Beaulieu, y voit une occasion de diversification sans précédent. « C'est vraiment le temps de sortir un peu de la culture du 2 par 4 », affirme-t-il.
Le CEDFOB examine depuis l'an dernier le procédé de récolte de la biomasse. Ses analyses devraient aider les industriels à rentabiliser l'opération, soutient M. Beaulieu. « Le jour où l'industrie va être prête à aller faire de la récolte des rémanents forestiers, on va être en mesure d'appuyer avec de l'information précise », explique-t-il.
Si la biomasse semble intéressante pour remplacer le mazout lourd, il ne faudrait cependant pas, selon M. Beaulieu, se contenter de ce seul débouché. « Il y a un potentiel à court terme [...] qui est drôlement intéressant, mais il n'en demeure pas moins que je pense que la biomasse est une filière qui doit explorer davantage de produits et de sous produits. »
Un de ces produits pourrait être l'éthanol. Cette filière n'est cependant pas encore au point. Le CEDFOB discutera de la valorisation de la biomasse lors de son colloque annuel le 24 février prochain.