Le ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan (archives)
De retour d'une tournée en Basse-Côte-Nord, le ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, a dû défendre le travail de la Corporation Pakatan Meskanau de la Grande Séduction, qui commence à susciter le mécontentement.
La corporation a déjà dépensé 25 millions de dollars sur l'enveloppe de 100 millions de dollars octroyée par le gouvernement du Québec pour le désenclavement des villages.
Or, en quatre ans, à peine 10 kilomètres de route ont été construits. Aussi, selon le maire de Blanc-Sablon, Anthony Dumas, la construction de cette route devrait relever de Transports Québec et non de la Corporation Pakatan Meskanau de la Grande Séduction.
« Ce sera plus rapide et ce sera aussi plus efficace. Parce que c'est du monde que c'est leur ouvrage. C'est de l'expertise », a-t-il défendu.
Interrogé par les journalistes sur le fait que chaque kilomètre a coûté plus de 2 millions de dollars, le ministre s'est refusé de justifier ces coûts, en défendant qu'il ne fallait pas s'éloigner du principal objectif qui consiste à désenclaver les gens.
Le ministre met toutefois le holà sur la construction d'un pont enjambant la rivière Saint-Augustin, dont les coûts s'élèveraient à plus de 50 millions de dollars.
Selon nos informations, Norman MacMillan envisage la possibilité de doter les communautés de chaque rive d'un hydroglisseur. Le ministre a toutefois refusé d'apporter davantage de précisions à ce propos. « Vous verrez. C'est parce que je veux vraiment donner une chance aux gens de là-bas de regarder ça, et qu'ils fassent leur choix. Nous, on va devenir leur partenaire », a-t-il affirmé.