Hausse du nombre d'animaux en détresse

Selon le Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins, il y a de plus en plus de situations inusitées concernant les mammifères marins dans les eaux et sur les rives du fleuve Saint-Laurent.

baleine-fleuve

Jusqu'à maintenant, le réseau a reçu plus de 300 appels concernant des animaux en difficulté, morts, échoués ou à la dérive. La présence d'une baleine de 7 mètres de long à Repentigny est le cas le plus surprenant. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le traversier Le Vacancier a frappé une baleine à la hauteur de Sainte-Madeleine-de-la-rivière-Madeleine.

On a aussi retrouvé cette année un nombre anormalement élevé de jeunes phoques échoués, selon la porte-parole du réseau, Véronique De la Chenelière. « On a eu énormément de cas, des centaines de cas de jeunes phoques du Groenland, de phoques à capuchon échoués un peu partout sur les rives du Saint-Laurent, aux Îles-de-la-Madeleine, sur la Basse-Côte-Nord, dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et cela a demandé une grande collaboration du public pour éviter que les situations dégénèrent », précise Mme De la Chenelière.

La situation s'expliquerait en partie par l'absence de banquise dans le golfe cet hiver. Pour ces espèces de phoque, la banquise est le lieu habituel de reproduction et de mise bas. « Certaines mères ont mis bas sur les plages, n'étant pas habituées à la présence humaine, elles pouvaient avoir tendance à abandonner leurs jeunes », explique la porte-parole du réseau d'urgence.

Le signalement des carcasses de bélugas a aussi commencé plus tôt en raison du manque de glaces. Jusqu'à maintenant, 14 ont été rapportées ce qui se situe dans la moyenne annuelle de 15 carcasses.

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