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La gynécologue Isabelle Bossé avoue que la situation est plutôt inhabituelle : « Habituellement, on a peut-être une quarantaine de naissances par mois qu'on se partage à quatre ou cinq médecins. À ce moment-là, c'est différent. C'est très intense comme semaine de garde. »
Le personnel hospitalier a dû s'ajuster à cette hausse inattendue. Les heures supplémentaires ont été très fréquentes et les minutes de pause plutôt rares. Infirmière, Manon Cody ajoute que plusieurs n'avaient même pas le temps de manger. « Les patientes nous disaient que ça sentait le McDo ou des choses comme ça. Mais on n'a pas le choix, on ne peut même pas prendre une heure pour dîner », commente Mme Cody.
Le nombre de naissances annuelles à l'hôpital de Sept-Îles varie habituellement entre 550 et 600.
Cette affluence au service de natalité de l'hôpital pourrait dont se traduire par une hausse globale du nombre de naissances à la fin de l'année. Pas nécessairement, souligne Nathalie Tremblay du service de périnatalité. « On est un petit peu en retard sur les statistiques de l'année dernière, donc on vient de rattraper, de se mettre à jour avec les années antérieures. C'est sûr que si ça se poursuit à ce rythme, même à un petit peu plus ou même à la croissance régulière, on va avoir plus de naissances », précise Mme Tremblay.
Rumeurs, neige et tendance
L'achalandage à la maternité continue toutefois d'intriguer. Plusieurs se demandent ce qui s'est passé à Sept-Îles, il y a neuf mois pour provoquer ce mini baby-boom.
Jeune père, Pierre Thomas reprend la théorie qui court ici et là sur le département d'obstétrique: « Les infirmières nous ont mis sur une bonne piste ce matin en nous disant qu'il n'y avait pas eu de neige. Ça fait que le monde ne sortait pas leur motoneige. Je n'ai pas de motoneige, mais j'imagine que j'ai suivi la tendance! »

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