Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes ne tiendra pas d'audiences publiques à propos de la demande de Radio Dégelis d'étendre son territoire de diffusion à la région de Rivière-du-Loup.
L'implantation d'un réémetteur par Radio Dégelis a toutefois suscité plusieurs réactions. Le CRTC a reçu de nombreux avis autant favorables que défavorables à la demande de Radio Dégelis.
Ainsi, le groupe Radio Simard, CKRT-TV, V-Télé et Info-Dimanche se sont dits opposés au projet de Radio Dégelis. Le député libéral provincial de Rivière-du-Loup, Jean D'Amour, et le député fédéral conservateur de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, Bernard Généreux, ont aussi manifesté leurs objections envers la demande de Radio Dégelis.
À l'inverse, une vingtaine de municipalités, principalement du Témiscouata, appuient le projet.
Le directeur de Radio-Dégelis, Gilles Caron, explique que son entreprise doit assurer sa viabilité financière pour pallier le déséquilibre concurrentiel créé par le renforcement de la présence au Témiscouata des deux radios privées de Rivière-du-Loup. « Si c'est bon, la diversité radiophonique, pour les gens du Témiscouata, pourquoi ça ne le serait pas pour les gens de Rivière-du-Loup? Vous savez, c'est bon, du McDonald, mais de temps en temps, du Tim Horton, ce n'est pas mauvais non plus », lance l'homme d'affaires.
Les opposants à l'implantation de Radio Dégelis à Rivière-du-Loup invoquent surtout la saturation du marché publicitaire louperivois, qui fait l'objet d'une compétition féroce.
Gilles Caron rejette cet argument : « Il me semble que ça ne ferait mourir personne et que ça apporterait effectivement une certaine dynamique au milieu radiophonique de la région. »Radio Dégelis en est à sa deuxième tentative pour percer le marché louperivois.
En 2006, le CRTC avait refusé une demande similaire en invoquant, entre autres, des pertes de revenus qui viendraient fragiliser les deux stations locales existantes.