Marie-Patricia Tremblay, présidente du Syndicat des soins infirmiers cardiorespiratoires du CSSS Manicouagan
L'administration de l'hôpital de Baie-Comeau et ses infirmières tentent un rapprochement afin de trouver des solutions à la pénurie de main-d'oeuvre qui touche l'établissement. Le président du conseil d'administration a rencontré le syndicat des infirmières pour la première fois mercredi matin.
Le président du conseil d'administration a rencontré le syndicat des infirmières pour la première fois mercredi matin.
L'hôpital de Baie-Comeau recrute des infirmières en agence privée pour pallier son manque d'effectifs. L'an dernier, le centre de santé a déboursé plus d'un million de dollars pour les services d'agences privées. Pourtant, à peine 36 % des infirmières du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Manicouagan sont employées à temps plein.
La présidente du Syndicat des soins infirmiers cardiorespiratoires du CSSS Manicouagan, Marie-Patricia Tremblay, explique que les infirmières préfèrent travailler à temps partiel parce qu'elles craignent d'être forcées de faire des heures supplémentaires.
« L'obligation, c'est qu'ils te disent que tu restes. Tu n'as pas le choix, tu restes », a indiqué Mme Tremblay.
Ironiquement, certaines d'entre des infirmières monnaient leurs congés auprès des agences privées, qui les paient jusqu'au triple. Cette situation ne semble pas soulever de question éthique.
« C'est prévu dans la convention. Tu peux travailler. Tu ne peux pas travailler pour ton employeur, mais tu peux travailler ailleurs, à l'extérieur », a précisé Marie-Patricia Tremblay.
Présentement, six agences privées offrent leurs services sur la Côte-Nord.