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Photo: Jean-Yves Lalande Carleton-sur-Mer |
Des entreprises commerciales, touristiques et des représentants politiques ont formé une coalition pour sauver le quai de Carleton-sur-Mer.
La coalition prévoit embaucher une firme de consultants, au coût de 70 000 $, afin d'évaluer l'apport économique du quai de Carleton. La firme devra également intervenir auprès du gouvernement fédéral.
« L'énergie éolienne se développe à toute allure en Gaspésie. On a vu Fabrication Delta, c'est carrément pour l'éolien qu'ils ont besoin du quai. On a la firme Temrex, qui a des projets d'avenir ambitieux. C'est stratégique, pour eux, le quai de Carleton dans leur développement d'exportation », a souligné la directrice générale du Centre local de développement (CLD) Avignon, Élaine Bernier.
Depuis plus de 10 ans, Pêches et Océans et Transports Canada se renvoient la balle. Le dossier piétine. La coalition souhaite convaincre Ottawa d'investir 15 millions de dollars pour réparer le quai.
« Ces gens-là ne se parlent pas. On parle à un et il parle de l'autre. On parle à l'autre et il parle de l'un. Finalement, il ne se passe rien », a raconté le président de la conférence régionale des élus et porte-parole de la coalition, Bertrand Berger.
Les pêcheurs et les mariculteurs de la région affirment, quant à eux, qu'ils ne parviendront pas à rentabiliser leurs activités si le quai est démantelé.
« On a besoin d'un quai. On a besoin de bonnes installations portuaires. Ce n'est pas vrai qu'on peut survivre et se développer en s'installant dans le fond de la marina sur des pontons », a défendu un mariculteur, Réjean Allard.
L'endroit est également utilisé comme terrain de jeux par les jeunes du coin. Pour certains visiteurs, le quai est une attraction incontournable. C'est aussi un lieu de prédilection pour les pêcheurs récréatifs.
La coalition se donne quatre mois pour élaborer un dossier qui démontre l'importance du quai en matière de loisir, de transport, d'industrie et de tourisme. Entre-temps, l'avenir du quai semble incertain. « On n'a rien d'écrit. On n'a rien. Rien ne nous dit si on le ferme ou si on investit. Il n'y a rien du tout d'écrit », a affirmé le maire de Carleton-sur-Mer, Denis Henry.

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