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« On ne peut pas passer à côté de pareilles opportunités, surtout en milieu terrestre. Il y a un enjeu lié à l'indépendance énergétique du Québec. Actuellement on est 100 % dépendant de tout ce qu'on consomme en matière de pétrole et de gaz, notre gaz vient de l'Ouest canadien, notre pétrole des pays étrangers », commente celle qui est aussi vice-première ministre du Québec.
Projet de loi à l'automne
La ministre Normandeau compte déposer un projet de loi sur les hydrocarbures dès cet automne. On veut s'assurer, dit-elle, de contrôler nos propres leviers de développements en mettant en valeur les ressources que contient le sous-sol québécois. Les activités d'exploitations gazières et pétrolifères du Québec sont actuellement encadrées par la Loi sur les mines et la Loi sur les terres du domaine de l'État.
Selon Nathalie Normandeau, une modification s'impose. Québec souhaite ainsi se doter d'une structure mieux adaptée au développement de l'industrie pétrolière et gazière. « Notre volonté, au même moment où le projet de loi sera déposé, c'est de travailler à la modernisation du cadre réglementaire qui accompagnerait cette nouvelle loi », explique la ministre. Québec est bien conscient que l'exploitation des hydrocarbures inquiète une partie de la population.
Lorsque la compagnie rimouskoise Junex a annoncé le mois dernier qu'elle comptait exploiter le pétrole du puits de Galt, près de Gaspé, le Conseil de l'environnement de la Gaspésie et celui des Îles-de-la-Madeleine ont fait part de leurs réserves. Québec a entendu ces craintes, assure Nathalie Normandeau. On veut vraiment créer, ajoute Mme Normandeau, un environnement d'affaires intéressant, mais en même temps faire appel aux plus hauts standards en matière d'environnement.

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