Une ministre volontaire, mais désargentée

La ministre des Communications, Christine St-Pierre, croit que la couverture des événements régionaux devrait être améliorée.

La ministre des Communications, Christine St-Pierre, croit que la couverture des événements régionaux devrait être améliorée, mais admet que l'État n'a pas d'argent à investir dans le secteur.

Christine St-Pierre Christine St-Pierre

La ministre, qui se dit qu'elle se sent très concernée par l'état de l'information en région, plaide pour une amélioration de l'information de proximité. Toutefois, du même souffle, elle indique que Québec n'a pas l'intention d'augmenter l'aide des médias communautaires pour remédier à la situation. « Nous sommes en situation de déficit et on veut atteindre le déficit zéro d'ici trois ans au moins. On ne prévoit pas d'augmentations budgétaires au cours des deux ou trois prochaines années », mentionne Christine Saint-Pierre.

La ministre promet par contre que d'autres solutions pourraient être avancées d'ici peu. « Des partenaires privés, en radio, entre autres, vont très bientôt nous parler d'information locale et régionale. Je ne peux vous en dire plus, parce que je suis un peu dans le secret des dieux », déclare la ministre. Christine Saint-Pierre fonde aussi de grands espoirs sur la diffusion de l'information locale et régionale par le biais des nouvelles technologies. Selon le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO), en 2007 entre 50 %et 54 % des internautes des régions étaient branchés à la haute vitesse comparativement à 64 % et 65 % pour les régions de Montréal et de Québec.

Par ailleurs, la professeure et journaliste Dominique Payette, qui a été mandatée par la ministre pour mener une analyse sur l'avenir de l'information au Québec dans le contexte des changements technologiques, devrait remettre son rapport en décembre prochain. L'accessibilité et la diversité des sources d'information locale et régionale fait partie des sujets qui doivent être abordés par Mme Payette.

Facebook