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Mine d'uranium. (archives) |
La minière Uracan Ressources, qui mène présentement des travaux d'exploration d'uranium près d'Aguanish et de Baie-Johan-Beetz en Minganie, a accueilli les médias mercredi sur l'un de ses sites d'exploration à une dizaine de kilomètres de Baie-Johan-Beetz. C'était la première fois que des représentants de la presse étaient invités par la minière.
Uracan Ressources s'est donné pour mandat de démystifier l'uranium et de tenter par le fait même d'obtenir l'acceptabilité sociale. Rappelons que depuis plus d'un an, les opposants à l'exploration et l'exploitation uranifère se font entendre, soulevant les craintes de la population nord-côtière à l'endroit de cette industrie.
Depuis trois ans, la compagnie canadienne a investi une dizaine de millions de dollars dans le secteur pour y connaître la teneur en uranium. « Avec plusieurs forages, nous pensons que c'est possible qu'il y ait suffisamment d'uranium dans un secteur pour faire une mine à ciel ouvert », explique le géologue en chef Marc Simpson.
Uracan Ressources croit au potentiel uranifère de la région. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle a fait appel à une firme de relations publiques pour rassurer la population.
Le porte-parole Yvan Loubier, qui a été embauché par la minière, veut convaincre les gens que l'exploration uranifère en Minganie n'entraîne aucun risque pour la santé ou l'environnement. « Il s'est dit beaucoup de choses sur l'uranium, sur l'exploration et l'exploitation depuis dix mois. À partir du cas de Terra Venture à Sept-Îles, on a fait des extrapolations sur l'ensemble des sociétés minières », déplore-t-il.
Uracan Ressources mènera pendant encore plusieurs années des travaux d'exploration avant de déterminer si une mine d'uranium verra le jour en Minganie.

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