Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, demande la création d'un fonds d'aide spécifique pour l'industrie madelinienne de la pêche au crabe. Il sollicite pour la seconde fois une rencontre avec la ministre des Pêches et des Océans Gail Shea afin de discuter des solutions à mettre en place.
Joël Arseneau sollicite pour la seconde fois une rencontre avec la ministre des Pêches et des Océans Gail Shea afin de trouver des solutions à la crise qui sévit dans l'industrie du crabe des neiges aux Îles.
En avril dernier, le maire a écrit à la ministre Shea, mais sa requête est restée sans réponse. Cette fois, il hausse légèrement le ton et accuse Pêches & Océans d'être l'artisan de la crise actuelle. Le maire des Îles rejette la notion du cycle naturel du crabe des neiges pour justifier cette importante diminution des quotas. « Quand on arrive avec une décision aussi sévère aussi draconienne de réduire de 63 % les stocks, c'est peut-être parce qu'on n'a pas géré de façon adéquate depuis quelques années », commente Joël Arseneau.
Dans l'archipel où le crabe et le homard sont les piliers de l'industrie de la pêche, la baisse des quotas a des impacts majeurs. « Le crabe est à 20 % et le homard à 80 % et dans les deux cas, on vit une crise sans précédent. Je pense que l'intervention du gouvernement fédéral est essentielle pour qu'on puisse passer au travers », croit le maire Arseneau qui souhaite la création d'un fonds local d'intervention. Cette mesure, croit-il, viendrait aider les pêcheurs qui ont des permis temporaires, les aides-pêcheurs et les centaines d'employés d'usine.
D'autres solutions ont aussi été proposées. Ainsi, la flottille des bateaux à palangres et des pêcheurs de pétoncles des Îles propose de se retirer de la pêche au crabe moyennant compensation. Cette diminution de l'effort de pêche pourrait se faire au bénéfice des crabiers de l'archipel.
La réponse d'Ottawa est attendue impatiemment.