Le maire de Sept-Îles, Serge Lévesque (archives)
À Sept-Îles, plus de 250 citoyens contestent la valeur de leur résidence établie au rôle d'évaluation foncière.
Plus de 250 citoyens contestent la valeur de leur résidence établie au rôle d'évaluation foncière.
Robert Bellavance a décidé d'ouvrir le bal et de contester la valeur de sa maison et de son compte de taxes, qui ont monté en flèche depuis le dernier rôle d'évaluation de la municipalité. Les taxes municipales de M. Bellavance ont augmenté de 400 $ et la valeur de son domicile est passée de 112 000 $ à 185 000 $.
M. Bellavance peut assumer la hausse de taxes. Or, selon lui, l'augmentation de l'évaluation municipale risque de creuser l'écart entre les riches et les citoyens moins nantis.
« Comment les gens dans les petits commerces vont-ils faire pour rester à Sept-Îles? Les retraités, on les chasse de la ville de cette manière-là. C'est rare le monde qui est indexé avec des régimes de retraite. On les oblige à s'en aller », a-t-il déploré.
L'évaluation municipale est établie en fonction des rénovations et du prix de vente des maisons. Aussi, depuis quelques années, les résidences se vendent de 15 à 20 % de plus que l'évaluation municipale.
Le maire de Sept-Îles, Serge Lévesque, est conscient que l'augmentation de l'évaluation municipale soulève le mécontentement.
La Ville a d'ailleurs réduit le taux de taxation de 1,51 $ à 1, 04 $ pour chaque 100 $ d'évaluation, afin de rétablir le compte de taxes à un niveau plus acceptable.
L'Union des municipalités du Québec est saisie du dossier et les autorités envisagent différentes solutions pour amortir le choc.
L'évaluateur municipal dispose jusqu'au 30 septembre pour modifier la valeur des maisons ou déclarer le statu quo. Par la suite, les citoyens mécontents pourront se tourner vers le tribunal administratif du Québec.