L'Union des producteurs agricoles (UPA) affirme que l'économie régionale est menacée par des compressions draconiennes à la Financière agricole du Québec.
L'Union des producteurs agricoles soutient que l'économie régionale est menacée par des compressions importantes à la Financière agricole du Québec.
Devant le refus du gouvernement de maintenir l'ancienne formule de calcul du programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles, le président de l'UPA, Christian Lacasse, lance un appel à la mobilisation. Pour la région du Bas-Saint-Laurent, dit-il, les pertes sont estimées à 8 millions de dollars.
Les producteurs agricoles pourraient être nombreux à répondre à son appel, car plusieurs vivent dans la précarité. C'est le cas de Daniel Ouellet, de Sainte-Angèle, qui exploite une ferme ovine de 500 brebis. Il y a environ trois ans, il en possédait le double. Devant l'augmentation des coûts de production et la baisse des prix, il a dû faire appel à la Financière agricole pour stabiliser ses revenus. Maintenant que Québec veut couper dans ses budgets à la Financière agricole, ce producteur craint plus que jamais pour l'avenir de son entreprise et pour celle de ses collègues agriculteurs.
« C'est incroyable le nombre de producteurs ovins qui ont disparu dans la région. Cette année, c'est plus les producteurs de bovins de boucheries qui sont touchés. Juste cette semaine, il y a eu deux ou trois encans de fermes de bovins de boucherie », dit-il.
La production ovine, jadis le fleuron de l'agriculture régionale, n'est plus ce qu'elle était. En peu de temps, 25 de la centaine de producteurs ovins ont cessé leurs activités. « L'esprit est morose présentement. Il y a moins de producteurs, les fermes ne grossissent plus. On attend de voir comment ils vont passer à travers la crise et on attend de voir ce qui va se passer avec le gouvernement », affirme M. Ouellet.
Ce dernier soutient que cette diminution des budgets de la Financière agricole s'attaque directement à la base de l'économie des régions et que le gouvernement agit ainsi en totale contradiction avec le principe de l'occupation du territoire. « Ils ne sont pas obligés de nous ajouter une coupure par-dessus ça parce que là, ça va nous faire disparaître. »
Un agriculteur réclame la démission de Christian Lacasse
Par ailleurs, le vice-président du Syndicat des producteurs ovins du Bas-Saint-Laurent, Jocelyn Fournier, réclame la démission du président de l'UPA, Christian Lacasse et du président régional, Gilles Guimond, en raison d'une certaine inertie a défendre les intérêts des producteurs, a-t-il dit.
M. Fournier, un agriculteur de Saint-Joseph-de-Lepage, est au bord de la faillite.