Quand vient le temps de parler machine

Une centaine de personnes participe au congrès de l'Association des propriétaires de machinerie forestière à Baie-Comeau.

Une centaine de personnes de l'industrie forestière sont réunies à Baie-Comeau pour le congrès de l'Association des propriétaires de machineries forestières.

Même si la crise forestière a décimé leurs rangs, les propriétaires de machinerie forestière se préparent à profiter de la reprise qui pointe à l'horizon. Depuis le début de la crise, en 2003, plus de 300 entrepreneurs forestiers ont quitté le métier.

Coupe forestière

Ceux qui restent ont appris à réduire leurs coûts de production pour survivre. Ils devront toutefois encore faire mieux. Ainsi, le coût du prix du carburant demeure un souci majeur.

Les normes gouvernementales sont aussi un problème, explique Marc Gilbert de Boisaco. Le forestier dénonce le fait que Québec oblige les entrepreneurs à ramasser le bois mort en forêt. « Ce bois-là n'a pas de valeur dans le système », déplore-t-il. L'implantation du nouveau régime forestier, en 2013, risque d'empirer les choses, croit le président du Conseil de l'industrie forestière, Guy Chevrette. « Est-ce normal de laisser à des fonctionnaires le soin de contrôler tes opérations? », demande l'ancien ministre des Ressources naturelles.

Les propriétaires de machinerie forestière devront aussi affronter un autre défi. Au moment où le prix du 1000 pieds mesure de planche s'approche d'un sommet historique, les entrepreneurs pourraient être confrontés à une pénurie de main-d'oeuvre à la suite de la migration durant la crise forestière de nombreux travailleurs vers les secteurs des mines et de la construction.

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