Avancée importante au Bas-Saint-Laurent

Pauvreté (archives)   © PC/J.P. Moczulski

La cause des femmes a connu une avancée significative au Bas-Saint-Laurent la semaine dernière lorsque la Conférence régionale des Élus (CRE) a adopté une politique d'égalité entre les hommes et les femmes.

La Conférence régionale des Élus du Bas-Saint-Laurent a adopté une politique d'égalité entre les hommes et les femmes.

Selon la représentante de la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent, Suzanne Tremblay, cette politique constitue un puissant outil de sensibilisation et de promotion des droits des femmes.

« La CRE, c'est quand même un leader en développement régional, donc si dans sa philosophie de développement elle intègre la notion d'égalité, mais en plus qu'elle l'enchâsse dans une politique, on fait un plan d'action par rapport à ça », explique-t-elle.

La CRE s'engage à promouvoir sa politique auprès de ses partenaires comme les municipalités régionales de comté (MRC) et les municipalités.

En 2005, les femmes du Bas-Saint-Laurent gagnaient en moyenne 21 849 $ par année, soit 83 % du revenu moyen des Québécoises.

Le recteur de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), Michel Ringuet, affirme quant à lui que les femmes hésitent beaucoup avant d'investir les lieux de pouvoir. Elles sont moins carriéristes que les hommes et souvent, elles portent la famille sur leurs épaules, dit-il.

« Dans les premières instances académiques, les femmes démontrent un intérêt, mais quand on tombe dans l'administratif, le conseil d'administration par exemple, on a de la difficulté à convaincre les étudiantes et les professeures à venir siéger. »

La route est longue, mais la cause progresse, estime Suzanne Tremblay : « Je pense qu'on va toujours devoir travailler, mais de toute façon, c'est normal. Le changement, c'est ça. C'est amener des éléments nouveaux, les intégrer puis s'en aller ailleurs. »

À l'UQAR, 7 étudiants sur 10 sont des femmes.

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