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Réforme du régime forestier

Une étude mise en doute

Mise à jour le mercredi 10 février 2010 à 10 h 58

Le Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ) met en doute la crédibilité d'une étude gouvernementale sur la réforme du régime forestier.

Coupe forestière

Cette étude, publiée par le ministère des Ressources naturelles, conclut que la refonte du régime n'entraînera pas de coûts supplémentaires pour l'État et l'industrie. L'étude sur la future loi 57 avance que la réforme permettra même aux entreprises de réaliser des économies.

Le président du CIFQ, Guy Chevrette, conteste ces conclusions. Selon les experts consultés par le CIFQ, les coûts de la planification forestière devraient au contraire augmenter si on les confie à l'État. « Depuis quand vous voyez une entreprise qui investit des millions qui fait contrôler son argent par un fonctionnaire », demande Guy Chevrette.

Pour le porte-parole de l'industrie forestière québécoise, l'étude manque aussi de crédibilité parce que Québec a basé son analyse de coûts à partir de la récolte du feuillu dans l'Outaouais en négligeant les données sur la récolte du résineux en forêt boréale.

Le président du CIFQ ne croit pas par ailleurs que la vente aux enchères, d'une partie de la forêt publique, ce qui selon Québec permettra d'ajuster les prix aux lois du marché, entraîne des économies pour les entreprises. « Ils parlent même d'un prix minimum de 5 $ du mètre cube alors qu'il y en a qui paient 3 $ présentement. Ça veut dire que tous ceux de 3 $ puis de 4 $, qu'ils les monteraient à 5 $ », fait valoir Guy Chevrette.

Le Conseil de l'industrie forestière veut donc que les entreprises continuent de planifier la coupe forestière et que la possible vente aux enchères de la forêt publique se fasse sans prix de base.

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