Vers un règlement à l'amiable?

Justice (Archives.)

À Murdochville, la cause des sept ex-travailleurs de la défunte fonderie de cuivre Mines Gaspé atteints de la bérylliose pourrait connaître un dénouement d'ici l'été. Les parties en cause seraient d'accord pour demander à la Cour supérieure du Québec de nommer un juge qui entendra une demande de règlement à l'amiable dans cette affaire.

Une entente à l'amiable pourrait intervenir dans le dossier des sept ex-travailleurs de la fonderie Mines Gaspé de Murdochville, qui ont contracté la maladie en étant exposé au béryllium.

« C'est fort possible que l'on puisse s'entendre à cette étape-là. Évidemment, il faut que chacun mette de l'eau dans son vin », affirme Gilles Chouinard, l'avocat qui représente les travailleurs et leurs conjointes.

Dans cette cause, le Centre local de soins communautaires (CLSC) Mer et Montagne et le Syndicat des Métallos sont montrés du doigt pour négligence. Selon les plaignants, ils auraient omis de faire de la prévention sur les dangers du béryllium, un métal utilisé dans la fabrication d'anodes de cuivre.

Les travailleurs et leurs conjointes demandent au Syndicat des Métallos, au CLSC Mer et Montagne et au Groupe Noranda de leur verser 10 millions de dollars pour les dommages causés par la maladie industrielle. De plus, les conjointes des travailleurs réclament un million de dollars en guise de compensation.

Aux prises avec des séquelles

Entre-temps, les ex-travailleurs se plaignent des séquelles de la maladie, notamment de problèmes respiratoires et de fatigue chronique. C'est le cas de Ghislain Marin. Ce dernier craint de développer un cancer. « La maladie évolue toujours, le système immunitaire diminue de jour en jour », témoigne-t-il.

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