©
AFP/Adrian Dennis
Hydro-Québec lancera un appel d'offres pour trouver une entreprise qui réussira à combiner la future production d'énergie éolienne à celle de la centrale thermique des Îles-de-la-Madeleine.
Hydro-Québec lancera un appel d'offres pour trouver une entreprise qui réussira à combiner la production d'énergie éolienne à celle de la centrale thermique de l'archipel.
La société d'État a tout intérêt à utiliser le vent soufflant dans l'archipel. En effet, produire de l'électricité avec du pétrole aux Îles-de-la-Madeleine coûte cinq fois plus cher qu'avec l'eau des barrages hydroélectriques de la Baie-James situés sur le continent. Une donnée demeure cependant inconnue, c'est-à-dire celle à savoir de quelle façon l'éolien et le diesel peuvent être combinés.
« Quand le vent va être là, de quelle façon on joue avec nos moteurs au mazout pour réduire leur production puis effectivement intégrer pendant ce temps-là la production éolienne? », se demande Marie-Claude Trottier, porte-parole chez Hydro-Québec.
Cette dernière tient à souligner que lorsqu'il ne ventera plus, les moteurs au mazout devront repartir à plein régime. En revanche, quand le vent se lèvera à nouveau, le rendement des moteurs devra encore être réduit.
Des questions complexes
Hydro-Québec prévoit construire un parc de cinq mégawatts avec cinq ou six éoliennes. L'appel d'offres sera lancé au printemps lorsque l'étude d'intégration des systèmes sera complétée.
La société d'État étudie aussi plusieurs scénarios sur les coûts à venir. Construira-t-on un câble entre l'Île-du-Prince-Édouard et les Îles-de-la-Madeleine pour y transporter l'électricité de la Baie-James comme l'a suggéré le premier ministre Jean Charest? Vaudra-t-il mieux rénover ou reconstruire la centrale thermique en 2017 avec ses éoliennes en parallèle? Voilà des questions sur lesquelles Hydro-Québec devra se pencher.