Le maire Joël Arseneau (archives)
Les Madelinots cherchent un moyen de se défaire des 150 000 sacs contaminés aux BPC, qui sont enterrés dans les dunes et les plages de l'archipel depuis le naufrage de l'Irving Whale, il y a 40 ans
Les Madelinots cherchent un moyen de se défaire des 150 000 sacs contaminés aux BPC, qui sont enterrés dans les dunes et les plages de l'archipel depuis le naufrage de l'Irving Whale, il y a 40 ans.
Selon la Garde côtière canadienne, ces milliers de sacs ne posent aucun risque pour l'environnement et la santé. Ses dirigeants ont d'ailleurs décidé de les déterrer seulement lorsqu'ils referont surface.
Or, aux yeux du maire des Îles, Joël Arseneau, le problème persiste, malgré le fait qu'il n'y ait que très peu de traces de BPC. « Ce qu'on comprend des différentes études scientifiques c'est que le sac lui-même, la matière plastique, est pratiquement plus dangereuse que son contenu », a-t-il relevé.
Le maire souhaite donc développer une méthode efficace pour repérer et déterrer les sacs, mais il ignore encore comment procéder pour le moment.
Les écologistes d'Attention Frag'Îles proposent de mettre à contribution les groupes communautaires et même le Club VTT des Îles, qui connaissent particulièrement bien le terrain.
Cette initiative est encore trop timide pour le groupe Madelinots en alerte, qui ne croit pas que les BPC sont inoffensifs et qui remet en question la qualité des analyses commandées par la Garde côtière canadienne. « Dépendant des analyses et de la façon dont c'est fait, les échantillons qu'ils font analyser, ça donne des résultats très différents », a défendu la porte-parole du groupe, Mélanie Gauthier.
Madelinots en alerte continue à solliciter le retrait des sacs et une plus grande transparence des autorités dans ce dossier.