Un comité pour calmer le jeu

Le Dr Alain Poirier a rencontré les médecins démissionnaires de Sept-Îles. Le Dr Alain Poirier a rencontré les médecins démissionnaires de Sept-Îles.

Le directeur national de la santé publique, le Dr Alain Poirer, a rencontré vendredi à Sept-Îles les médecins qui menacent de démissionner si le projet d'exploration d'uranium de Terra Ventures se poursuit au lac Kachiwiss.

Un comité sera créé pour étudier les dangers de l'exploration et de l'exploitation de l'uranium sur la santé. La décision a été prise à l'issue de l'entretien entre le directeur national de la santé publique, Alain Poirier, et les médecins démissionnaires.

Au terme de la rencontre, les deux parties ont convenu de créer un comité pour étudier les dangers de l'exploration et de l'exploitation de l'uranium sur la santé. Québec promet un échéancier de travail serré.

« On s'est entendu qu'il faut examiner tous les stades, et non pas seulement penser si un jour il y a une mine, mais dès maintenant qu'elles sont les problématiques à la population. Donc, le travail a été utile pour s'entendre sur la façon de faire. Donc, on a dit qu'il faut se revoir, rediscuter de travailler ensemble, bien sûr, en incluant des médecins de l'équipe et d'autres partenaires », affirme le Dr Poirier.

De son côté, le Dr Bruno Imbeault, qui fait partie du mouvement de contestation, se dit encouragé par la formation de ce nouveau groupe de travail. Il laisse entendre que les 23 médecins protestataires sont disposés à attendre de voir où le processus pourrait mener.

« Ce qui a été convenu, c'est que la santé publique aurait un rôle de premier plan dans ce dossier-là. Nous, on en est très fiers, parce que ce qui nous avait poussés à faire ce geste-là, c'est qu'on sentait que tout se faisait en catimini. Le directeur de la santé publique a bien senti la grogne chez les médecins, comme quoi que tout ce qui se faisait concernant les compagnies de mines d'uranium se faisait en sourdine. À ce moment-là, je veux dire qu'il faut qu'il y ait un débat sur la place publique », soutient le pneumologue.

Le comité de travail, présidé par le directeur régional de la santé publique, le Dr Raynald Cloutier, s'assurera de rassembler rapidement l'information.

Une mine d'uranium Une mine d'uranium (archives)

Pour sa part, le regroupement Sept-Îles Sans Uranium maintient sa demande d'un moratoire le plus tôt possible.

Rappelons que la Conférence régionale des élus (CRE) de la Côte-Nord a pris finalement position, jeudi, dans le dossier de l'exploitation de l'uranium. Elle a donné son appui au mouvement Sept-Îles Sans Uranium et s'est prononcé contre le projet d'exploration piloté par Terra Ventures au lac Kachiwiss, au nord de Sept-Îles.

Des forages effectués en 2008 confirment la présence d'oxyde d'uranium à faible teneur au lac Kachiwiss. Le gisement s'étendrait sur près de 3 kilomètres carrés. Terra Ventures prétend que le site du lac Kachiwiss s'apparente au gisement Rossing d'où Rio Tinto puise 7 % de l'uranium mondial.

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