Nouvelle du 18 novembre 2009
![]() Association touristique régionale de la Gaspésie Un différend qui persisteMise à jour le samedi 21 novembre 2009 à 12 h 09
La Conférence régionale des élus de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CRE) va encore plus loin dans le différend l'opposant à l'Association touristique régionale de la Gaspésie (ATR). La CRE a annoncé vendredi à Chandler qu'elle entend se doter d'une politique touristique. Les élus gaspésiens ont perdu toute confiance envers l'ATR. Le débat autour du déménagement du siège social de Sainte-Flavie vers Mont-Joli n'aura pas été sans conséquence. La CRE souhaite donc s'occuper elle-même du tourisme. « On va se doter d'une véritable politique de développement touristique, une politique-cadre de développement touristique, avec des actions bien précises et on va y mettre le financement requis », a expliqué le président de la CRE, Bertrand Berger. « Ça fait peut-être trop longtemps qu'on a laissé ce dossier-là à d'autres personnes. C'est le temps qu'on s'en occupe », a déclaré pour sa part le maire de Gaspé, François Roussy. Le maire précise qu'au-delà des démarches judiciaires entreprises cet été contre l'ATR, l'insatisfaction existe depuis longtemps entre les élus et l'ATR. « J'ai lu des procès-verbaux de l'ATR, il y a des membres, des gens sur le conseil d'administration qui ont demandé à l'ATR de décentraliser l'accueil, de fournir des moyens et des services entre autres à chacune des MRC pour accueillir leurs touristes. On n'a pas eu réponses à ces questions-là. » La mise en place d'une politique touristique par la CRE ne devrait pas entraîner cependant la création d'une ATR parallèle. La saga se poursuit Les membres de la CRE ont adopté vendredi une résolution pour poursuivre les démarches judiciaires contre l'ATR. La CRE veut ainsi faire invalider le vote de février dernier qui a autorisé le déménagement du siège social à Mont-Joli. Plus tôt cette semaine, la Cour supérieure a rejeté l'injonction interlocutoire présentée par le gîte Bleu sur mer de Port-Daniel, la municipalité d'Escuminac et la CRE. Les demandeurs s'opposaient au déménagement de l'organisme dans une ville située sur le territoire administratif du Bas-Saint-Laurent. Pour le moment, la CRE ne peut préciser la somme de fonds publics dépensée dans cette affaire.
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La Cour supérieure tranche
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