![]() Industrie forestière Cédrico veut recycler ses copeauxMise à jour le mardi 3 novembre 2009 à 11 h 40
L'industriel du sciage Cédrico cherche de nouveaux marchés pour les copeaux de bois. À cet effet, l'entreprise implantée dans la Matapédia et la Mitis a demandé l'autorisation au ministère des Ressources naturelles de transformer ses copeaux en bûches et en granules. Le ralentissement des activités des papetières a considérablement réduit le marché des copeaux de bois. Cédrico doit composer avec 75 000 tonnes de copeaux en stock. Pour l'entreprise, c'est à la fois une perte de revenus et une nouvelle charge. La fabrication de granules et de bûches de bois aggloméré viendrait résoudre les deux problèmes et permettrait même de relancer les activités de sciage. Le porte-parole de l'entreprise, Denis Bérubé, souhaite d'ailleurs que le gouvernement du Québec s'engage aussi à encourager le chauffage aux granules dans les édifices publics. « Ça vient régler le problème, je vous dirais un problème conjoncturel très sérieux, au niveau de l'utilisation des copeaux dans la province de Québec », soutient M. Bérubé. Difficile sortie de crise Cédrico peine toujours à se sortir des répercussions de la crise forestière. L'entreprise a dû subir une baisse de ses approvisionnements, puis l'imposition de la surtaxe sur les exportations de bois d'oeuvre vers les États-Unis. À cela s'est ajoutée la hausse du prix du pétrole. Le groupe a temporairement repris ses activités à la scierie Causaps qui regroupe maintenant celles de l'usine de Lac-au-Saumon. Cette réouverture s'inscrit dans un plan de formation qui permettra aux 120 employés de l'usine de se qualifier à l'assurance-emploi. Les activités cesseront le 18 décembre. Dossiers en profondeur
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