Dans le cadre des consultations sur la réalisation du Plan Nord, les élus de la Côte-Nord ont clairement fait savoir qu'ils privilégient d'abord les parachèvements des routes 389 et 138.
Dans le cadre des consultations sur la réalisation du Plan Nord, la Conférence des élus de la Côte-Nord se prononce pour la consolidation du réseau routier.
La Conférence régionale des élus (CRE) de la Côte-Nord souhaite que la route 389 soit prolongée pour rejoindre les localités de Schefferville puis de Kuujjuaq à l'extrême Nord du Québec.
La CRE demande également l'achèvement de la route 138 en Basse-Côte-Nord. Les élus veulent aussi faire de la Côte-Nord la plaque tournante vers les richesses du nord. Les consultations sur le Plan Nord sont aussi l'occasion pour les élus de relancer d'anciennes revendications comme la mise aux normes des routes et des infrastructures municipales. Ces travaux pourraient coûter de 2 à 3 milliards de dollars.
Les ambitions de la Côte-Nord pourraient toutefois s'opposer à celles des peuples autochtones du Nord québécois. Ces derniers ont indiqué en décembre 2008 leur intention de bloquer le Plan Nord et ont réitéré leur volonté d'obtenir la pleine autorité sur les territoires nordiques.
Le président de la CRE de la Côte-Nord, Georges-Henri Gagné, ne souhaite pas d'affrontement avec les Premières Nations. Il croit cependant que les discussions sont possibles: « On ne pourra jamais aller chercher l'unanimité. Si on est tous de bonne volonté, qu'on soit Naskapis, qu'on soit Innus, qu'on soit Québécois, si on est tous d'accord à dire qu'on veut se développer ensemble, on va s'enlever un paquet d'irritants. »
Les consultations sur le Plan Nord se dérouleront le 6 novembre prochain à Québec.