La femme du policier Raymond Neveu, qui a dénoncé des anomalies au poste de la Sûreté du Québec de Sept-Îles, lance un cri du coeur. Johanne Kirouac réclame l'aide du ministère de la Sécurité publique, car son mari est toujours suspendu avec salaire, même s'il a été acquitté d'une accusation de menaces de mort envers l'un de ses supérieurs.
La femme du policier Raymond Neveu, qui a dénoncé des anomalies au poste de la MRC de Sept-Rivières, demande l'aide du ministère de la Sécurité publique. Son mari est toujours suspendu avec salaire, même s'il a été acquitté d'une accusation de menaces de mort envers l'un de ses supérieurs.
En 2005, le policier a déposé un rapport dans lequel il faisait état de certaines irrégularités au poste de la MRC de Sept-Rivières. À son procès, M. Neveu a témoigné des tensions vécues avec ses collègues à la suite de ce rapport.
Après son acquittement, le policier prévoyait revenir au travail le 1er septembre. Toutefois, cela ne s'est pas déroulé comme prévu, en raison d'une enquête de nature disciplinaire.
Mme Kirouac est au bout du rouleau. Elle a fait parvenir une lettre au ministère de la Sécurité publique lui demandant d'intervenir. « Ce que j'ai comme attentes, c'est qu'il prenne le dossier, puis qu'il s'en occupe. À la Sûreté du Québec, ce ne sont pas tous des policiers pas corrects, au contraire, il y en a beaucoup des Raymond. Il y en a beaucoup des Raymond, mais faut faire du ménage. »
De plus, Mme Kirouac obtient la rencontre qu'elle sollicitait avec le ministère de la Sécurité publique. L'entretien aura lieu d'ici une quinzaine de jours.
De son côté, la Sûreté du Québec ne commentera pas le dossier, mais confirme qu'une enquête disciplinaire est en cours et que Raymond Neveu est suspendu avec plein salaire.