Une première séance d'information concernant la relance du projet de minicentrale hydroélectrique de 150 mégawatts sur la rivière Trois-Pistoles a attiré une centaine de personnes mardi.
Une centaine de citoyens ont assisté mardi à une première séance d'information concernant le projet hydroélectrique de 150 mégawatts situé sur la rivière Trois-Pistoles.
Cette fois-ci ce sont les municipalités de la MRC des Basques qui en seraient les seuls propriétaires, contrairement au projet de 2004.
« On a besoin de renforts, et des projets comme ça qui peuvent nous apporter de l'eau au moulin », soutient le maire de Saint-Guy, Jocelyn Dallaire. Il rappelle que la MRC est l'une des cinq plus pauvres au Québec.
Dès la première année, la minicentrale verserait des bénéfices de 350 000 $ aux onze municipalités. Même si celles-ci se rangent unanimement derrière le projet, elles ne le font pas les yeux fermés, assure le maire de Trois-Pistoles, Jean-Pierre Rioux. « Si c'est positif avec tous les éléments qu'on peut recueillir c'est tant mieux. Si ce n'est pas positif, on ferme les livres, puis on passe à autre chose », dit-il.
La MRC des Basques participera donc le mois prochain à l'appel d'offres d'Hydro-Québec sur l'achat d'électricité provenant de petites centrales. Comme en 2004, où 40 % de la population s'était opposée au projet, une vive contestation semble s'organiser. La population semble toujours divisée sur la construction en 2011 d'un barrage et d'une centrale au fil de l'eau au coût de 8 millions de dollars.
Si le projet est retenu cet hiver par Hydro-Québec, la MRC devra actualiser les études techniques et financières réalisées il y a cinq ans. Elle s'engage également à organiser un nouveau référendum le printemps prochain.