Éoliennes (archives)
Le projet de Cartier Énergie d'implanter une centaine d'éoliennes aux Méchins est compromis. Initialement, le promoteur devait ériger son parc éolien de 150 mégawatts cet été et livrer l'énergie à Hydro-Québec dès le 1er décembre.
La compagnie américaine General Electric a retiré ses turbines du projet de Cartier Énergie, car le promoteur n'a pu obtenir d'ententes avec les propriétaires de terrains privés avant la date de livraison.
La compagnie américaine General Electric (GE) a retiré ses turbines du projet, car Cartier Énergie n'a pas été en mesure de s'entendre avec les propriétaires de terrains privés avant la date de livraison.
Depuis trois ans, la compagnie a tenté en vain d'obtenir des ententes avec les propriétaires, qui demandent des redevances plus élevées qu'ailleurs en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent. Au moment où l'engouement pour le développement éolien a créé une pénurie d'éoliennes en Amérique du Nord, Cartier Énergie est à la recherche d'une centaine de turbines.
Le porte-parole de Cartier Énergie pour l'Est-du-Québec, Luc Leblanc, confirme la précarité du projet et la suspension des négociations avec les propriétaires d'ici la signature d'une entente avec un fournisseur de turbines. « Tant et aussi longtemps qu'on n'aura pas trouvé de nouvelles turbines, dans cette optique-là, il n'y aura pas de nouvelles négociations avec les propriétaires. Il faut dire que si on n'a pas de turbines, en réalité, il n'y a pas de projet », a-t-il expliqué.
Cartier Énergie est le second promoteur à qui GE retire des turbines. L'an dernier, Northland Power a perdu les 61 turbines pour son parc éolien de Mont-Louis.
Northland Power négocie actuellement avec le turbinier québécois AAER, qui attend de son côté les certifications nécessaires pour le lancement de la production.