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Wally Santana
La prison provinciale de Baie-Comeau déborde. L'établissement, qui accueille des détenus aux sentences de moins de deux ans, compte régulièrement une vingtaine de détenus de plus que ses 100 places disponibles.
La prison provinciale de Baie-Comeau, qui compte une centaine de places, accueille fréquemment une vingtaine de prisonniers en surplus.
Le syndicat des agents de la paix demande à la direction de doubler les effectifs par quart de travail.
Le président du Syndicat des agents de la paix du Québec, Stéphane Lemaire, soutient qu'il est impossible d'assurer un travail sécuritaire dans l'établissement de trois étages avec les effectifs existants. « Les prévenus se promènent dans les corridors. Il y a six agents qui peuvent intervenir le jour, six agents qui peuvent intervenir le soir, à part ceux qu'on peut appeler à leurs domiciles. Ça nous semble assez déraisonnable », précise M. Lemaire.
La situation est d'autant plus difficile que les agents de la paix s'absentent souvent. « On bat le taux de maladie pour absentéisme pour raisons psychologiques, psychiques, puis tout ça, parce que c'est un travail qui n'a pas été supporté au cours des années. Il faut que ça change », commente Stéphane Lemaire.
Selon le Syndicat des agents de la paix, la création d'un véritable collège de formation est essentielle pour favoriser le recrutement de la relève. On ne peut pas, fait valoir le président du syndicat, se contenter d'habiller les nouvelles recrues avec une chemise bleue et espérer que tout le monde aura les connaissances nécessaires pour effectuer le travail.
Les commentaires de la direction n'ont pas pu être obtenus. La situation a déjà été dénoncée par la protectrice du citoyen en 2007.