Vers une meilleure protection des berges

Érosion des berges (archives)

La municipalité de Pointe-aux-Outardes a présenté jeudi à ses citoyens un plan de protection de ses berges. À l'aide d'une étude de l'Institut national de recherche scientifique (INRS), il a été établi que c'est le scénario de protection des berges par épis qui devait être privilégié. Les travaux devraient coûter un peu moins de 3 millions de dollars.

La municipalité a présenté aux citoyens un plan de protection des berges que l'Institut national de recherche scientifique estime être plus efficace que l'enrochement linéaire.

Il aura fallu deux ans à l'INRS pour faire son étude. L'auteur de celle-ci, Michel Leclerc, explique que ce long délai est attribuable au fait que l'INRS partait de zéro, que « tout était à apprendre » avant d'en arriver à des analyses fiables.

Grâce à cette étude, les chercheurs ont compris que la protection par épis sera plus efficace et plus souple que l'enrochement linéaire pour contrer l'érosion des berges. Ils croient également que cette solution « peut être durable, viable à long terme avec un minimum d'entretien ».

La protection par épis consiste à protéger les berges des cours d'eau en réalisant des ouvrages transversaux. Ces ouvrages prennent appui sur les berges et leur fonction est de recentrer les flux du cours d'eau. Ces ouvrages permettent l'engraissement naturel des berges.

La municipalité devra assumer, au maximum, près de 700 000 $ de la facture. Une taxe spéciale allant de 20 $ à plus de 200 $ par année sera imposée aux contribuables, selon leur proximité avec la zone à risque.

Ce fardeau fiscal supplémentaire a été bien reçu par les citoyens présents. « On pense qu'on a été réaliste et qu'on a été correct. Et je pense que les gens ne sont pas fous, qu'ils savent que dans d'autres municipalités, il y a des citoyens qui ont payé de 18 000 $ à 20 000 $ pour s'enrocher », affirme la mairesse de Pointe-aux-Outardes, Louise Durand.

La municipalité acheminera son plan au gouvernement du Québec la semaine prochaine. Par la suite, il y aura des études d'impact et, dans le pire des cas, il y aura des audiences publiques sur l'environnement.

La mairesse Louise Durand espère que les travaux pourront débuter à la fin de l'automne 2010.

Facebook