Deux usines de pêche en crise

Crevettes (archives)   © AFP/Mychele Daniau

Deux usines de pêche de la Basse-Côte-Nord menacent de suspendre leurs opérations au cours des prochains jours. L'usine de La Tabatière et celle d'Harrington Harbour réclament de l'aide des gouvernements pour faire face à l'effondrement des prix des produits de la mer.

L'usine de La Tabatière et celle d'Harrington Harbour menacent de suspendre leurs opérations. Elles réclament de l'aide des gouvernements pour faire face à l'effondrement des prix des produits de la mer.

À la coopérative d'Harrington Harbour, 45 travailleurs saisonniers sont sur le qui-vive. Après trois semaines d'activités, la diminution des prix du crabe et l'augmentation de la valeur du dollar canadien forcent la direction à envisager la fermeture.

De son côté, l'usine de La Tabatière est habituellement ouverte pendant quatre mois pour transformer de la crevette. Les prix sur le marché ont diminué de 20 % à 25 %. Le propriétaire de l'usine, Dailey Brothers, n'entrevoit aucune amélioration.

« Travailler au ralenti, ça serait encore pire. Et dans les conditions actuelles, pour nous, ce n'est pas rentable du tout », soutient Francisco Ojéda, de Dailey Brothers.

Avec l'appui du Conseil des maires et de l'Association des pêcheurs, les dirigeants des usines réclament notamment l'aide du Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, d'Emploi-Québec et de Développement économique Canada.

La menace de fermeture n'est pas sans inquiéter les communautés. « On a environ 70 employés à La Tabatière, environ une quarantaine à Harrington Harbour. Puis, ça c'est sans compter peut-être les 125 pêcheurs et aide-pêcheurs du secteur qui dépendent de ces usines-là pour vendre leurs produits », souligne Paul Nadeau, de l'Association des pêcheurs de la Basse-Côte-Nord.

Les dirigeants des usines décideront dans les prochains jours s'ils cessent leurs opérations pour la saison.

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