(archives)
Le Centre de protection et de réadaptation de la Côte-Nord, qui emploie 550 personnes, se prépare à faire face à une pénurie de main-d'oeuvre.
D'ici quelques semaines, le centre aura en main un plan lui indiquant la proportion de son personnel qui prendra sa retraite au cours des prochaines années. Chaque année, près de 20 % des travailleurs quitte l'établissement.
D'ici quelques semaines, le centre aura en main un plan lui indiquant la proportion de son personnel qui prendra sa retraite au cours des prochaines années. Chaque année, près de 20 % des travailleurs quitte l'établissement pour des raisons professionnelles ou pour partir à la retraite.
Selon le directeur général par intérim de l'établissement, Pierre Boulianne, le phénomène prendra de l'ampleur. « Un des effets que cela a, c'est que ça se produit partout. Alors évidemment, tout le monde cherchant de la main-d'oeuvre, suite à ça bien ça crée un phénomène de rareté de ressources. Nos bassins habituels étaient plus la région de Québec et la région de Chicoutimi. On en est rendu à faire du recrutement à Montréal, Sherbrooke, parce qu'on n'arrive pas à combler l'ensemble de nos besoins de main-d'oeuvre. »
Si le recrutement change, M. Boulianne estime également que le centre devra adapter ses relations avec sa main-d'oeuvre afin d'en retenir le plus grand nombre possible. « On va travailler beaucoup sur des programmes d'accueil et d'intégration. On veut faire aussi beaucoup d'accompagnement personnalisé. On va mettre en place des programmes de mentorat, par exemple. »
Entre-temps, le centre fonde beaucoup d'espoir dans le programme de baccalauréat en travail social donné à Sept-Îles. Une quarantaine d'étudiants, déjà installés dans la région, obtiendront leur diplôme en janvier 2012.