![]() Est du QuébecDécrochage scolaire Un phénomène qui persisteMise à jour le mardi 17 mars 2009 à 16 h 54
Le Groupe d'action sur la persévérance et la réussite scolaires estime que la situation sur le décrochage au Québec s'est peu améliorée au cours de 20 dernières années. En Gaspésie, un élève sur trois quitte le secondaire sans diplôme, alors que le Bas-Saint-Laurent compte un décrocheur sur quatre élèves. Le Groupe d'action sur la persévérance et la réussite scolaires décrit d'ailleurs le décrochage scolaire comme un cercle vicieux. L'enfant issu d'une famille pauvre et d'une collectivité dévitalisée manquera de motivation, quittera l'école sans diplôme et deviendra à son tour candidat à la pauvreté. Afin d'améliorer le taux de diplomation au Québec, le groupe propose un train de mesures. L'objectif est d'obtenir un taux de diplomation de 80 % d'ici l'année 2020. Il suggère d'accroître les services d'accompagnement aux parents et aux enfants de 0 à 5 ans, d'intégrer les jeunes à risque dans des projets communautaires et d'encourager la transition vers la formation professionnelle. La directrice de la Commission scolaire René-Lévesque, Chantale Bourdages, croit que la fusion des forces qui entourent un enfant constitue la clef du succès. « Quand trois secteurs agissent en même temps, les forces sont décuplées. Par exemple, si le système scolaire agit et le système parental et le système de santé agissent en même temps pour aider un jeune ou une famille, on sait que ça donne de très grands résultats », explique-t-elle. Dossiers en profondeur
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