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Est du QuébecCampus de l'UQAR à Lévis

Jugement sévère

Mise à jour le vendredi 23 janvier 2009 à 11 h 55

Selon une étude de l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS), l'UQAR a conclu un partenariat public-privé (PPP) désavantageux pour la construction de son campus à Lévis.

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Les chercheurs de l'IRIS concluent que l'UQAR assume tous les risques financiers dans ce partenariat avec AMT, une filiale du groupe Tanguay, tandis que le partenaire privé profite d'une source de revenus stables et assurés pour de nombreuses années.

Ainsi, même si le groupe Tanguay est le seul propriétaire légal de l'immeuble occupé par l'UQAR à Lévis, c'est l'université qui a dû garantir le prêt du promoteur privé.

L'UQAR doit aussi assumer tous les frais variables liés à l'occupation du bâtiment. L'IRIS estime que ce partenariat a aussi été réalisé au détriment des employés de l'UQAR puisque le contrat fait appel à la sous-traitance pour la gestion et l'entretien du campus.

Le critique du Parti québécois en matière d'éducation, Sylvain Simard, croit que le gouvernement doit veiller à ce que les universités ne se créent pas d'obligations dont elles pourraient perdre le contrôle. « Je vais continuer à dénoncer un système qui pousse tout le monde à aller en partenariat public-privé pour des raisons idéologiques sans avoir étudié les avantages réels de cette formule », commente M. Simard.

Le député du Parti québécois précise qu'il n'est pas contre tous les partenariats entre institutions publiques et promoteurs privés, mais, ajoute-t-il, dans les cas qu'on me présente actuellement je ne vois qu'un seul gagnant et c'est le partenaire privé.

L'UQAR défend son projet

L'analyse de l'IRIS est dénoncée par l'UQAR qui réfute les conclusions de l'étude.

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Le vice-recteur aux ressources humaines et à l'administration, Daniel Bénéteau, souligne que contrairement aux conclusions de l'étude, le groupe Tanguay a assumé tous les risques liés au dépassement de coûts durant la construction. De plus, précise M. Bénéteau, AMT s'engage à remettre l'immeuble pour 1 $ à l'UQAR dans 25 ans, et ce, dans son état initial.

M. Bénéteau croit que compte tenu des normes élevées exigées par le gouvernement du Québec pour ce genre de projet, l'UQAR n'a pas eu le choix de recourir à l'aide du privé. Il rappelle que la mission de l'UQAR, c'est l'enseignement, la recherche et le développement des collectivités du territoire desservi et que l'établissement ne pouvait pas faire un déficit et mettre ainsi cette mission en péril. « On n'avait pas d'autres choix que de trouver un partenaire qui nous permettrait de remplir toutes les exigences du ministère et qui minimisait les risques pour l'UQAR », conclut M. Bénéteau.

Le vice-recteur fait valoir que le groupe Tanguay est allé au-delà des normes prévues et que le campus de Lévis fait l'envie de plusieurs autres universités québécoises.

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