![]() Est du QuébecComplexe hydroélectrique de la Romaine Beaucoup de questions en suspensMise à jour le mercredi 7 janvier 2009 à 16 h 36 Malgré une étude d'impacts de plusieurs milliers de pages remise par Hydro-Québec et plusieurs jours de discussions lors des rencontres organisées par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), les interrogations demeurent sur le projet de 8 milliards de dollars.
De nombreux groupes demeurent inquiets. Ainsi, la Fédération québécoise du saumon atlantique souhaite que d'autres études complémentaires, indépendantes de celles du promoteur, soient effectuées. Pour sa part, la Société pour vaincre la pollution craint la hausse des taux de mercure après la création des réservoirs. Le porte-parole de l'organisme, Daniel Green, a clairement fait part de ses préoccupations lors de son passage devant le BAPE. « Si vous avez une leçon à faire à Hydro-Québec, c'est de leur dire d'arrêter de réinventer la science du mercure and get with the program », a-t-il lancé aux commissaires. En réponse à ces critiques, Hydro-Québec soutient que son projet respecte les normes. Le tracé des lignes de transport est aussi une source de mécontentement. Plusieurs groupes, dont le conseil de bande d'Uashat-Maliotenam, auraient souhaité que l'évaluation des impacts environnementaux soit intégrée à l'ensemble du projet. La construction de ces lignes fera l'objet d'une évaluation ultérieure et séparément. Les Innus de Mingan Enfin, une des communautés autochtones touchées par la construction des quatre centrales hydroélectriques n'a toujours pas donné son accord officiel au projet. C'est à contrecoeur que le conseil de bande de Mingan a cédé aux pressions de sa communauté et a accepté de s'asseoir avec Hydro-Québec. Les Autochtones auraient souhaité régler d'abord la question des négociations territoriales avec les gouvernements. Le vice-chef, Vincent Napish, explique que les Innus ont dû accepter de s'asseoir avec la société d'État pour obtenir la réponse à certaines de leurs questions. Les Innus auraient dû discuter de l'impact sur le poisson dans la rivière Romaine avec le ministère de l'Environnement provincial et le ministère des Pêches fédéral. Toutefois, c'est seulement par la négociation avec Hydro-Québec qu'ils ont pu avoir les fonds pour engager des experts et convaincre les promoteurs des changements nécessaires. La population votera finalement en début d'année par voie de référendum sur une proposition d'entente. Le bureau des audiences publiques a jusqu'au 27 février pour remettre son rapport. Plusieurs groupes environnementalistes, dont Fondation Rivières, maintiennent que les dés étaient pipés d'avance. Dossiers en profondeur
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