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 | Pharmaciens Demandés dans les hôpitaux |  |  |  |  | Mise à jour le jeudi 13 novembre 2008, 15 h 43 . |  |

 | | Photo: PC/AP/Victoria Arocho | (archives)
| À l'instar du reste de la province, l'Est du Québec est touché par une pénurie de pharmaciens dans ses hôpitaux.
À travers le Québec, il manque 220pharmaciens dans les hôpitaux, dont 19 dans les établissements de santé du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord.
À l'hôpital régional de Rimouski, les 13postes de pharmaciens sont pourvus. Il s'agit d'une situation rare, souligne Sara Bélanger, la représentante du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie pour l'Association des pharmaciens des établissements de santé. «Il y a beaucoup d'établissements où ils ont des postes vacants», souligne-t-elle.
- Bas-Saint-Laurent: 5 postes sur 36;
- Gaspésie: 2 postes sur 18;
- Îles-de-la-Madeleine: 2 postes sur 3;
- Côte-Nord: 10 postes sur 22.
Cette difficulté de recrutement serait due en grande partie à une différence de salaires. Les pharmaciens d'hôpitaux, qui doivent avoir une maîtrise, ont une rémunération d'environ 30% de moins que celle de leurs collègues des pharmacies privées qui peuvent pratiquer avec un baccalauréat seulement.
Mme Bélanger travaille à l'hôpital de Rivière-du-Loup où 2postes de pharmaciens sur 7 ne sont pas pourvus. Pourtant, l'établissement offre des primes pour attirer les spécialistes. «Il y a des pharmaciens, dit-elle, qui sont partis à des endroits où il n'y avait pas de prime. Ça veut dire que la prime qui devait régler le problème de pénurie n'a pas tout réglé actuellement.»
L'Association des pharmaciens des établissements de santé croit qu'il faudrait former une centaine de pharmaciens par année pour répondre aux besoins dans les hôpitaux. Actuellement, il y a environ 45étudiants qui terminent leurs études supérieures en pharmacie chaque année.
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