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 | Projet de la Romaine Des élus partenaires d'Hydro-Québec |  |  |  |  | Mise à jour le vendredi 7 novembre 2008, 9 h 02 . |  |
Exclusif 
Selon un document remis par Hydro-Québec au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), Hydro-Québec a versé des millions à la MRC de la Minganie pour promouvoir et défendre le projet de la rivière Romaine ainsi que favoriser son acceptation par le milieu.
La MRC de la Minganie a signé une entente avec Hyrdo-Québec qui lui garantit 100 millions de redevances de dollars dans le cadre de la construction du complexe de quatre barrages.
Près des trois quarts de cette somme seront versés dans un fonds de développement régional, dont la moitié en 2014, lors de la mise en service de la première centrale. D'ici là, Hydro-Québec a mis à la disposition de la MRC de la Minganie une somme de 12 millions de dollars, répartie dans deux fonds, pour s'assurer que les élus puissent défendre son projet.
La porte-parole d'Hydro-Québec, Marie-Élaine Deveault, explique qu'en signant l'entente, les élus ont accepté d'être partenaires de la société d'État. « On leur donne les moyens de mettre en place les choses nécessaires, on parle de projets, d'activités de communication pour faire en sorte que le projet soit accepté », précise Mme Deveault.
Des groupes environnementalistes ont plusieurs fois dénoncé le fait que ces ententes ont été signées avant même la tenue des audiences publiques.
Pour sa part, la MRC de la Minganie a formé une coalition avec des élus de la Côte-Nord et les Innus de Natashquan pour défendre le projet de la rivière Romaine. La Coalition en faveur de la Romaine fait valoir que le complexe hydroélectrique s'inscrit dans des pratiques de développement durable et est porteur d'avenir pour l'économie régionale.
Le président de l'Institut québécois d'éthique appliquée, René Villemure, estime, lui aussi, que la situation n'est pas claire. « Il faudrait s'interroger au niveau de la composante communicationnelle là-dessus et des montants investis, quant à savoir est-ce qu'on traverse ou pas la ligne éthique qui sépare la promotion de la propagande », commente le spécialiste des questions éthiques.
René Villemure croit que le gouvernement du Québec doit se doter d'un cadre qui régirait les projets d'exploitation des ressources naturelles, un peu comme l'ont fait les municipalités avec leur guide sur l'énergie éolienne et l'acceptabilité sociale.
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